Le jour où on s’épanche

J’ai 36 chose en tête, 36 sujets d’articles rédigés dans ma tête ces dernières semaines.

J’ai toujours détesté les groupes de parents et pourtant je suis à la fois parent d’élève et membre active de l’association de l’école.

J’espère toujours être blasée à propos des coups foireux et attitudes ou propos blessants de ma famille et finalement pas et en cette fin d’année on a un feu d’artifice du genre et de tous les côtés, c’est magique …

Je pourrais vous faire 10 articles sur ce début de première année d’école, le stress que ça représente pour des parents comme nous, de jumeaux, d’enfant handicapé, d’enfant pas propre.

Je pourrais vous parler de nos nuits encore compliquées (mais tellement moins pire qu’avant).

Je pourrais vous parler de nos fins de mois difficiles maintenant que les allocations « moins de 3 ans » ont sauté mais que je ne peux toujours pas travailler plus à cause de la prise en charge de notre Crevette.

Je pourrais vous parler de cette solitude perpétuelle qui m’attriste mais que je recherche.

Je pourrais vous parler de mon sentiment perpétuel d’être quelqu’un qui n’en vaut pas la peine.

Je pourrais vous parler de ma colère perpétuelle contre tout et rien, cette rage qui m’habite, cette fureur qui pourrait me pousser à tout casser autour de moi.

Je pourrais vous dire que tout ça c’est ma faute finalement, que je pourrais en parler, ou demander de l’aide.

Et puis le temps passe et on se dit toujours que quelqu’un va finir par vous poser les vrais questions et on pense même que les gens qui comptent vont enfin vous demander comment vous allez en s’intéressant à la réponse ou en grattant un peu sous la surface.

Et finalement personne ne me connait assez bien pour comprendre que ça ne va pas ou alors ils s’en rendent compte mais n’ont pas envie de s’en soucier.

Il n’y a que ma belle-mère pour me dire gentiment que j’ai une tête à faire peur.

Alors autant rester chez soi, whats’apper avec sa copine qui habite trop loin et se dire qu’après tout, s’il n’y a que 2 ou 3 personnes qui se soucient de vous sans que vous même n’alliez aux nouvelles alors c’est que les autres n’ont pas d’importance.

Alors on garde l’essentiel et on se construit une nouvelle vie avec des nouveaux centres d’intérêts (cf début de l’article).

Cette première année scolaire est une nouvelle occasion pour une nouvelle vie alors autant (encore) tout envoyer chier et recommencer autre chose.

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